Semez vos tomates

Il est temps de semer vos propres tomates. Une température de 20 degrés est nécessaire pour garantir leur germination.

C’est pour cela qu’il est préférable de semer vos tomates a l’intérieur. Vous pouvez acheter une petite serre pour semis ou alors utiliser une simple boite plastique.

Drainez le fond de votre boîte avec du gravier ou des billes d’argile recouvert de géotextile.

Mettez du terreau de semis.

Créez de petits sillons dans votre terreau et disposez vos graines. N’oubliez pas d’inscrire les variétés que vous avez semée !

Arrosez avec un petit pulvérisateur.

A bientôt pour la mise en place dans votre jardin…

 

Semis de salades et radis

C’est le mois de février, il est temps de penser à semer vos salades et radis sous serre ou châssis si vous êtes en climat froid comme moi.

Commencez par travailler le sol au croc pour l’ameublir.

Creusez ensuite un sillon de 2 cm de profondeur avec le manche d’un outil.

Semez ensuite la salade dans le sillon sans trop serrer les graines et faites de même avec les radis. Salades et radis pousseront ensembles.

En cueillant les radis au fur et a mesure vous ferez ainsi de la place pour au vos salades grandissent. Cette association végétale permet d’économiser de la place au potager.

La permaculture au potager

 

Vous avez sans doute déjà entendu parler de permaculture au potager ?

La permaculture est une philosophie globale de gestion évolutive calquée sur la nature et le fonctionnement des écosystèmes.

Elle vise aussi à économiser les ressources tant naturelles qu’ humaines.

La permaculture s’applique au potager, en utilisant notamment un ensemble de techniques simples et peu coûteuses que j’applique au quotidien.

1 Abandonnez les phytosanitaires chimiques

C’est la mesure essentielle et obligatoire pour faire de la vraie permacultue.

Fini les produits chimiques ! Emmenez vos vieux récipients dans une jardinerie qui les confiera à un circuit de recyclage. La permaculture ne tolère rien de chimique tout est bio !

Pour ceux qui en doutent encore, le bio ça marche ! Je n’utilise que desengrais organiques au potager et mes rendements sont excellents.

2 Ne retournez plus la terre !

Une des règles de base de la permaculture vise à préserver les jardiniers et leur santé en adoptant de bonnes pratiques.

Rien ne sert de vous fatiguer a retourner la terre de votre potager. Quand on y pense, c’est une hérésie ! La vie microbienne du sol se développe dans un milieu humide et préservé, quasi sans oxygène. Si vous bêchez profondément vous mettez toute la vie du sol en plein air et automatiquement ce petit monde ne fonctionne plus.

Je préfère travailler sur des planches surélevées de 20 cm de hauteur crées à même la terre, dans lesquelles j’ai apporté du compost et différents types de déchets.

Ensuite, pour travailler le sol vous n’aurez besoin que d’un croc  !

3 Couvrez votre sol

Avez-vous déjà observé un sol forestier ? Pas besoin d’innover tout est dans la nature ! En forêt les feuilles tombent et forment une litière qui peu à peu se décompose pour donner de l’humus. Cette couche ptotectrice favorise le maintien en activité de la vie microbienne du sol.

Je vous invite donc à vous inspirer de ce formidable concept en couvrant les planches de déchets végétaux diverses : un sol couvert est un sol vivant.

Des féves pour la nouvelle année !

Tout d’abord, je vous souhaite une excellente année 2018 pleine de réussite dans la vie, comme auGraines de fèves jardin !
Cette année, essayez de semer des fèves. Cette légumineuse si rare dans les rayons des commerces est pourtant pleine d’avantages.

La fève peut être semée dès le mois de novembre dans les régions les plus douces et en février en pleine terre ailleurs.Semez des fèves J’ai décidé cette année  de tester le semis sous serre en janvier.

C’est vraiment un jeu d’enfant de la semer, grâce notamment à ses grosses graines !

Pour accélérer la germination des graines et les faire ramollir, placez-les dans de l’eau durant 12 – 24 h.

Commencez par décompacter légèrement le sol à l’aide d’un outil à dents.

Nul besoin d’apporter de l’engrais superflu, les fèves étant de la famille des papilionacées, elles sont capables de capter l’azote de l’air directement

Creusez ensuite un sillon de 4 cm avec un outil de type binette par exemple ou simplement avec le bout du manche.

Semez ensuite les graines de fèves en ligne, disposez-les au fond des sillons tous les 10 cm.

Au bout de 9 semaines, vous verrez apparaître  une petite pousse de plant de fève.

Pour information, nos plants de fèves en 2017 ont donné environ 6 kg de graines.

A vos outils !

 

 

70 kg de courge

La courge est un légume facile à cultiver. Cette année notre potager test en a produit plus de 70 kg !

Et pour le coup, rien de plus simple que de cultiver la courge, c’est un légume qui est à la portée de tous.

Vous pouvez même la semer vous même. Je récupère tous les ans des graines de mes courges que je sème dans des pots sous serre vers la mi-avril.

Les courges adorent les sols riches : si vous pouvez vous procurer du fumier de vache ou du compost frais, plantez-la directement dedans elle sera plus productive. N’oubliez pas que la plupart des variétés de courge sont coureuses. Il faut donc les placer dans un endroit du potager où elles pourront s’exprimer.

Des légumes en hiver

Semis de carottes

Vous voulez manger des bons légumes bio de votre production même en hiver ? Il suffit d’organiser votre potager en conséquence durant la belle saison et d’anticiper.

Si vous voulez des carottes pour l’hiver, semez-les en août sous votre serre, elles continueront à se développer jusqu’en décembre.

Les choux que vous aurez repiqué au mois d’avril ou de mai seront à maturité en automne : ils survivront aisément sous la neige et résisteront au gel surtout si vous les couvrez avec de la paille. Même si ils prennent un coup de froid, rentrez les dans la cave et laissez-les dégeler tranquillement, ils seront encore consommables.

Pour la salade, semez du mesclun fin octobre pour en profiter durant la saison froide, et repiquez à côté des salades à hiverner.

J’ai encore des betteraves rouges dans mon jardin, elles se conservent bien même en période de froid. Pour les protéger efficacement, couvrez-les de déchets verts ou de paille.

Comment conserver mes légumes ?

Un argument souvent utilisé par les détracteurs du jardinage : les légumes sont tous produits au même moment et en hiver, on a plus rien à manger !

Cet argument ne tient pas, de nombreuses solutions existent pour manger des légumes toute l’année.

Pour ma part, j’utilise quatre modes de conservation :

  • la cave
  • le congélateur
  • les conserves
  • les confitures

Certains légumes peuvent se conserver de longs mois dans une bonne cave : les courges, les pommes de terre, les oignons, les échalotes. Je connais même un ami qui conserve ses courgettes ainsi. Les courges se tiennent bien, surtout récoltées à maturité.

Au congélateur, je mets tel que dans des sachets les petits pois, fèves, courgettes sans faire blanchir ! Il suffit ensuite de faire cuire les petits pois à la vapeur par exemple pour en restituer tout le goût.

Pour les haricots par contre, préférez la stérilisation, ils auront un goût bien meilleur. Et pas besoin d’investir, un autocuiseur, même petit fera l’affaire.

Enfin pour conserver les fraises et framboise, vous pouvez congeler, mais rien ne vaut de bonnes confitures pour passer l’hiver.

Plus d’infos sur info@jardinsetpotagers.com

Je construis mon composteur

Il appartient a chacun de faire un effort pour sauvegarder les ressources naturelles. Composter ses déchets est un moyen peu coûteux et efficace de réduire votre empreinte environnementale tout en récupérant une manne précieuse : le compost.

Je peste toujours en voyant ces jardiniers amateurs qui s’entêtent à évacuer leurs déchets verts en décharge : tout se réutilise au potager, soit en paillage, soit en compostage.

Vous pouvez acheter un composteur vendu dans le commerce. Certains vantent les merites des composteurs en plastique moi je les trouve particulierement inefficaces, car ils assechent la matière a composter.

Si vous souhaitez faire des economies, suivez mon conseil : récupérez 4 palettes en bon etat et avec un peu d’huile de coude vous ferez un composteur utile, recyclé et recyclable.

Commencez par demonter deux palettes en enlevant les planches du dessous et deux plots, comme indiqué sur mon schéma. Ensuite, démontez deux autres palettes en ne gardant que les planches du dessus.

Plan d'un composteur
Plan d’un composteur

Assemblez les quatre palettes ensemble, vous obtenez un carré de 120 cm de côté par 80 cm de hauteur.

Votre composteur est prêt ! Choisissez un emplacement dans un coin du potager, à l’ombre (mieux vaut garder le soleil pour vos légumes).

Vous pouvez quasiment tout composter : déchets verts, épluchures, coquilles d’oeufs, catons vierges d’encres, …

Ne mettez toutefois pas dans votre composteur les grosses branches ligneuses ou de la viande.

Cultivez en 3 dimensions

Donnez de la hauteur à votre potager ! De nombreux légumes aiment à s’élever dans les airs : cornichons, courges, petits pois rames, haricots rames, … Dans notre jardin test, nous avons fait le choix de cultiver des haricots rames à cosse violette. Ils poussent à plus de 2 mètres de hauteur et ont fourni 1500 grs/ml/an de gousses. Pour la structure, rien de plus simple : un treillis métallique pour dalles béton fera parfaitement l’affaire. Mieux vaut laisser vos haricots prendre de la hauteur plutôt que de vous casser le dos à les ramasser …

Ma serre hors-gel

Si vous avez décidé d’investir dans une serre, qu’elle soit de type tunnel plastique, polycarbonate ou verre, vous devez maintenant vous assurer d’en optimiser l’usage.

Je ne vous parle pas d’installer un système de chauffage coûteux en énergie et pour le coup, pas développement durable du tout. Je parle simplement d’une astuce pour conserver des carottes, salades et autres en pleine terre, sous votre serre, sans crainte du gel. Il parait difficile de pouvoir cultiver sous serre toute l’année dans certaines régions de France. Notre serre aménagée à 900 m d’altitude est soumise à des variations de température impressionnantes entre le jour et la nuit.

Tout d’abord, il faut savoir que le pouvoir isolant d’une serre en période hivernale est quasi nulle : en clair, il risque de faire aussi froid que dehors dans votre serre.

Pour éviter cela vous pouvez créer un « radiateur géant » en stockant de l’eau en grande quantité sous votre serre. L’eau joue un  rôle de tampon : en journée elle stocke la chaleur émise par le soleil dans la serre et le restitue la nuit.

 

Dans ma serre expérimentale, j’ai stocké 600 litres d’eau dans des bidons de 20 L dont la face exposée au soleil est peinte en noire ( afin de mieux capter la chaleur) et 100 litres dans une poubelle.

Résultat ce matin par exemple : 0.4 °C dans la serre, -4,6 °C à l’extérieur !

Plus qu’à ajouter un voile de forçage pour assurer le coup, ainsi, mes carottes et salades sont à l’abris du gel !

Pour en savoir plus : info@jardinsetpotagers.com